05/03/2012

Pourquoi je parraine et je soutiens François Bayrou :

 

 

bayrou 3.jpgEn tout premier lieu, il convient de préciser que ma position n’engage que moi, qu’elle n’est pas l’expression du conseil municipal de Saint-Cergues. En tant que maire je trouve simplement plus honnête de dire qui je parraine, et pourquoi je parraine.

Au conseil municipal de Saint-Cergues, je crois pouvoir dire que la politique politicienne n’intéresse personne. Nous sommes très loin de ce genre d’enjeux et nous travaillons dans un esprit de consensus au règlement des problèmes communaux et intercommunaux, dans le strict cadre de l’intérêt général. Cela dit, nous avons des sensibilités différentes, certains se sentent plutôt à droite, d’autres plutôt à gauche, nous avons des sympathisants écologistes, des sympathisants du centre, nous avons en résumé des tendances politiques diverses qui jamais n’interfèrent néanmoins dans le travail que nous effectuons pour la commune.

Du coup je trouve des résonnances évidentes entre ce que M. Bayrou préconise pour la France et ce que nous vivons, à notre petite échelle, au conseil municipal de Saint-Cergues : notre capacité à travailler ensemble malgré le fait que nous ayons des sensibilités différentes. C’est ce que propose M. Bayrou, par la création d’un gouvernement d’union nationale, pour faire face aux graves difficultés que traverse la France, à commencer par son endettement. Nous en sommes arrivés à un stade où il faut je pense dépasser les clivages politiques, dépasser le bipartisme traditionnel qui fait que depuis 30 ans, on s’acharne plus à détruire ce que l’autre a fait qu’à rechercher les solutions équilibrées, dépassionnées pour le destin de notre nation. Cette campagne le révèle encore amplement aujourd’hui, on veut enfermer les français dans cette caricature belliqueuse qu’est l’affrontement sempiternel entre la droite et la gauche, comme si ces enjeux là étaient encore plus importants que l’avenir du pays. Je ne dis bien sûr pas qu’il n’y a rien à retirer du PS ou de l’UMP, loin s’en faut, je dis juste que le temps de la maturité est venu, et que cette maturité, en exercice dans bien des pays de l’Europe (Allemagne, Italie…) démontre que pour affronter les crises, il n’y a que l’union qui fonctionne. Ce n’est pas là l’expression d’un vœu pieu, c’est au contraire faire preuve de conséquence, face à des problématiques majeures que nous ne réglerons pas en s’insultant entre adversaires politiques, mais plutôt en essayant, pour une fois, de s’asseoir à une même table.

Je soutiens François Bayrou car il est le premier à avoir dénoncé l’état catastrophique de nos finances publiques, dès 2007, et que depuis ce jour, les comptes publics ont atteint des fossés abyssaux. Je le soutiens car il est le seul à tenir ce langage de vérité et à penser que c’est cela qu’il faut impérativement régler, avant quoi que ce soit d’autre. Certes, la vérité ce n’est pas « sexy », et les électeurs ont malheureusement pris l’habitude que les politiques leur vendent des programmes comme on leur vend des voitures ou des canapés, il faut faire rêver l’électeur, le « divertir » au sens pascalien du terme, en d’autres termes l’endormir avec du vent, plutôt que d’avoir le courage de lui révéler des choses déplaisantes que nous devons pourtant bel et bien affronter. La première responsabilité d’un politique c’est d’assumer la réalité, la vérité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que François Bayrou est bien le seul. Hollande et Sarkozy se livrent à une surenchère ridicule, où l’on assiste à une tornade de propositions fantasques, quotidiennes, pour leur permettre d’exister dans ce chaos médiatique où il faudrait chaque jour être neuf, génial et innovant. François Bayrou lui continue, avec une sérénité admirable, à marteler cet impératif de redressement de nos finances publiques. Il est le seul à mesurer la gravité de cette situation qui pourrait nous priver de notre souveraineté un jour prochain, si nous n’y prenons pas garde, il défend un programme humaniste, pragmatique et réfléchi de longue date, qui n’est pas à géométrie variable en fonction des derniers sondages. Il est soutenu par une équipe compétente, jeune.

François Bayrou se bat, dans la logique de ce qui est dit précédemment pour la moralisation et la modernisation de notre vie publique : règles quant aux cumuls des mandats, règles quant aux incompatibilités, réduction du train de vie de l’Etat, du nombre de parlementaires, tout un train de mesures en bref qui permettraient de sortir des impasses où nous conduisent l’UMP et le PS à chaque fois qu’ils se succèdent, c'est-à-dire en créant de véritables états dans l’état, en nommant une kyrielle d’hommes de main ( et de paille) dans nos grandes institutions, à la justice comme dans les médias et dont le rôle essentiel est de verrouiller les portes à leurs adversaires… La France est malade du clientélisme, des affaires, de la non-indépendance de certains grands corps d’Etat. Et cette maladie, il faut la soigner, il est le seul à s’y attaquer de façon si claire et si déterminée.

François Bayrou a montré qu’il était un homme indépendant, loin du bling-bling, loin de toute démagogie, loin des surenchères. Il parle lentement, face aux hystériques qui n’en finissent plus de se contredire. Il parle lentement, face à cette tyrannie de la communication qui implique de réagir à tout et n’importe quoi dans la seconde. Cette attitude est l’apanage de ce qui est pour moi un homme d’état, c'est-à-dire ce tempérament des hommes mus par une certaine sagesse qui réfléchissent avant de proférer n’importe quoi. C’est le recul, la réflexion plutôt que le culte de la répartie assassine, c’est faire usage de sa pensée, avec tout le temps qu’implique cette exigence, plutôt que de participer à ce « stand up » permanent qu’est devenu le monde politique contemporain.

François Bayrou rassemble. A Sévrier en Haute-Savoie, il y avait parmi ses soutiens des gens du Nouveau Centre, des gens du parti radical, des Divers gauche et des Divers droite, des écologistes… C’est le seul qui est en mesure, par sa probité, son indépendance et son ouverture d’esprit à réunir une nation qu’on voudrait éternellement divisée en deux camps radicalement hostiles et opposés.

François Bayrou est la troisième personnalité préférée des français en général et la première, parmi les candidats à l’élection présidentielle. Ce qui témoigne du respect qu’il inspire et de ses capacités à se situer aux delà des clivages partisans. Deux tiers des français lui font confiance. Il ne reste qu’à confirmer cela dans les urnes, le 22 avril prochain.

La France a besoin d’un homme tel que lui. D’un homme fin, sans arrogance, ouvert, qui n’entend pas être le candidat d’un clan, mais celui d’une France qui a besoin, plus que jamais, d’unité. D’un homme qui ne s’est jamais renié, qui n’a pas trahi, qui n’a jamais trempé dans quelconque affaire. C’est de vertu et d’éthique dont nous avons surtout besoin, face aux dérives que nous avons tous en tête.